La tendance est à la hausse en matière d'honoraires de gestion courante et de gestion particulière. Les copropriétés de petite taille (moins de 20 lots) et celles situées en Ile de France sont les plus touchées.
En effet, les honoraires de gestion courante des copropriétés de moins de 20 lots ont connu une hausse de 6,8% entre 2007 et 2008 alors que les copropriétés de 60 lots et plus ont connu une hausse de 1,8%. En moyenne la gestion courante coûte 129€ par an aux copropriétaires soit une augmentation globale de 3,7% sur la même période.
En Ile de France la hausse est de 6,05% (143,54€/an) tandis qu'en région elle atteint 1,91% (122,59€/an). Comment les syndics justifient cette différence entre les régions? D'une part, les immeubles seraient plus compliqués à gérer, les salaires et le temps de déplacement plus importants et donc facturés aux copropriétaires franciliens. D'autre part, la peur des syndics de ne pas pourvoir facturer d'honoraires de gestion particulière les pousseraient à augmenter ceux de gestion courante par soucis de rentabilité.
Ces honoraires de gestion particulières sont des missions ponctuelles facturées en supplément telles que le suivi de travaux importants, une assemblée générale exceptionnelle, une déclaration de sinistre. Certains syndics vont jusqu'à facturer l'envoi de courriels ou encore les dossiers de souscription à une assurance dommages. Ils sont d'un montant moyen de 37€ par an, 41€/an en Ile de France, 70,80€ pour les copropriétés de moins de 20 lots et de 32,60€ pour 60 lots et plus. Ici encore subsistent de fortes inégalités.
En 2007, le CNC (Conseil national de la consommation) donne un avis sur les tâches devant être comprises dans les honoraires de gestion courante et ne pouvant pas être facturées en supplément.
Malgré cet avis, les associations de consommateurs et de copropriétaires estiment que seul la moitié des contrats respectent cet avis. Elles demandent que l'état définissent les tâches de gestion courante face à des forfais comprenant de moins en moins de tâches et à une augmentation du coût de la gestion particulière.
Il est certain que des efforts ont été faits mais seuls 80% des syndics incluent la présence du syndic aux réunions avec le conseil syndical pour préparation de l'assemblée générale, la gestion des travaux de maintenance et d'entretien, les pièces comptables accessibles aux copropriétaires dans leur gestion courante.
Pour exemple, 23% des copropriétaires en Ile de France payent en supplément la présence du syndic à la réunion du conseil syndical précédent l'assemblée générale de copropriété contre 7% en régions.
Autre tendance: les grands groupes sont nettement plus chers que les petits syndics. Ceci serait-il justifié par une meilleure qualité de service? La plupart des copropriétaires en doutent.
Les copropriétaires d'un immeuble de moins de 20 lots payent en moyenne 134€ de plus par an que ceux d'un immeuble de 60 lots et plus.
En tant que copropriétaires, il faut rester vigilant sur les honoraires ainsi que sur les prestations comprises dans la gestion courante de la copropriété. Afin de limiter les dérives et surcoûts, de plus en plus de copropriétés s'orientent vers la gestion autonome. A la clé des économies loin d'être négligeables...